Au Niger, Agadez est désormais l’un des principaux points de transit pour les migrants clandestins d’Afrique de l’Ouest qui rêvent d’Europe. France 24 vous propose un documentaire exceptionnel sur cette étape méconnue mais incontournable pour les candidats au départ vers le continent européen. Une route d’espoir et de drames, et surtout pleine de dangers.

 

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Chaque semaine, plus de 12 000 hommes, femmes et enfants empruntent la route d’Agadez, la métropole du centre du Niger, aux portes du désert. Ces migrants en provenance d’Afrique de l’Ouest fuient la misère et l’absence d’avenir dans leur pays. Agadez n’est que la première étape de leur long et dangereux périple vers le continent européen. Entre la traversée du désert, puis du territoire libyen, où ils se font souvent arrêter par la police, et enfin de la Méditerranée sur des embarcations de fortune, beaucoup d’entre eux n’arriveront jamais à destination.

LE PARCOURS DE MAMADOU DIALLO, UN JEUNE GUINÉEN DE 18 ANS TRAVERSANT LE DÉSERT ET LA MER POUR L'EUROPE QUI A VU LA POLICE TUER PAR BALLE 300 MIGRANTS (VIDÉO)

 

Nos reporters Catherine Norris-Trent et Julien Sauvaget se sont rendus dans le nord du Niger, à la rencontre de ces hommes et ces femmes qui rêvent de l’Eldorado européen.

 

Nos journalistes ont exceptionnellement pu se rendre dans les "ghettos" d’Agadez, ces maisons où les migrants clandestins attendent de pouvoir poursuivre leur route.

 

Ils ont aussi pu filmer l’organisation de ce trafic illégal et recueillir des témoignages rares de passeurs, avant d’embarquer en compagnie des migrants à bord des pick-ups lancés à pleine vitesse à travers le désert du Ténéré.

 

Troisième épisode de notre série sur les migrants africains qui tentent de rejoindre l'Europe en passant par l'Afrique du Nord.

 

Nous nous arrêtons aujourd'hui au Niger, à Agadez, la ville-carrefour.

 

Sur la route qui conduit vers l’Afrique du Nord, Agadez est la dernière halte de ceux qui s’apprêtent à traverser le désert.

 

Mais c'est aussi la ville où reviennent des candidats malheureux au départ.

 

L’un des correspondants de RFI au Niger, Raliou Hamed Assaleh, a interrogé à Agadez des migrants sur le départ et d’autres sur le retour.La lybie s'oppose fermemetnau séjour de migrants africains sur son territoire.

 

La Libye est opposée à l’ouverture, sur son sol, de camps de migrants souhaitant rallier l’Europe, une proposition de dirigeants européens pour limiter les arrivées via la Méditerranée, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie libyenne.

 

Un tel projet signifierait que l’Union européenne « refuse d’assumer ses responsabilités et les fasse peser sur nos épaules », a estimé Taher Siala lors d’une réunion de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Vienne.

 

Certains pays européens, dont l’Autriche et la Hongrie, plaident pour la conclusion avec Tripoli d’un accord permettant le renvoi en Libye des migrants passés par ce pays, à l’instar de l’accord conclu en mars par les Vingt-Huit avec la Turquie, alors que la Libye est toujours déchirée par une guerre civile.

 

Parmi les propositions figure la construction de camps géants, financés et administrés par l’UE, où les demandeurs d’asile, refoulés ou non, pourraient et devraient déposer leurs dossiers de demande d’asile en Europe, et y attendre un éventuel feu vert.

 

Plus de 300.000 migrants et réfugiés ont traversé la Méditerranée depuis le début de l’année pour se rendre en Europe, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

 

Une grande partie d’entre eux sont originaires d’Afrique sub-saharienne et embarquent en Libye. Depuis le début de l’année, 3.500 personnes ont trouvé la mort en Méditerranée, dont 28 mardi au large de la Libye.

 

Ce pays compte quelque 235.000 migrants prêts à partir pour l’Italie, a affirmé fin septembre l’émissaire de l’ONU dans ce pays, l’Allemand Martin Kobler.

La Belgique confirme avoir enchainé et expulsé 44 africains "illegaux délinquants" dont 8 guinéens

 

La Belgique a déjà organisé ou participé avec d’autres pays à 27 vols Frontex qui ont permis d’éloigner 144 « illégaux délinquants » du territoire en 2016, indiquent vendredi La Dernière Heure et Het Laatste Nieuws. « Nous en sommes à trois vols par mois », se félicite le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA).

 

Les vols sécurisés, même s’ils tombent sous la coupe des « éloignements », bénéficient d’un régime spécial. Dans le cas d’un retour forcé, les autorités belges paient un ticket d’avion au demandeur d’asile débouté.

 

Celui-ci est raccompagné dans son pays d’origine par des policiers fédéraux à bord d’un vol commercial. Les vols Frontex sont, eux, des retours groupés.

 

Les demandeurs d’asile déboutés, en provenance de plusieurs pays européens, sont installés sur un même vol, placé sous haute sécurité et organisé par Frontex. Ils sont ramenés vers leur pays d’origine, hors frontières Schengen.

 

Sur les 25 vols Frontex en Europe en 2015, la Belgique en avait organisé 15 et avait participé à 10 autres, planifiés par un autre État membre de l’UE.

 

À leur bord, 154 étrangers en séjour irrégulier avaient quitté le sol belge, soit plus qu’en 2014, quand 101 sans-papiers ont été expulsés à bord de 9 vols charters, dont 3 au départ de la Belgique.(@conakrytime)